Récit du Volontaire
FAIT INATTENDU
La France, la belle ;
Celle dont beaucoup d'africains rêvent d'y vivre ;
Celle dont plus d'un pensent que la population roule sur l'or et qu'il ne faut que peu d'effort pour s'en sortir ;
Celle que des centaines de personnes choisissent de rejoindre juste en s'armant de gilet de sauvetage et de barque motorisée ;
Celle dont certains prennent le chemin croyant laisser derrière eux la misère et les problèmes,
C'est celle-là même qui m'a révélé qu'elle regorge en son sein de plus de personnes sans-abri que je n'en ai jamais vues chez moi.
Loin de dépeindre les beaux récits ainsi que les bonnes expériences qui valent la peine d'être vécues, je pense que c'est une réalité que les écrans refusent de voir. Même si je m'attendais à des surprises, ce fait a été l'un de ceux auxquels je m'attendais le moins.
ÉLÉMENT M'AYANT DÉPAYSÉ SUR PLACE
Il était environ 19 h à l'aéroport de Cotonou. Vêtu d'un costume noir et traînant mes valises, j'avais une petite doudoune que je croyais pouvoir faire l'affaire. Partagé entre sentiments de joie et de peur, je n'avais qu'une chose en tête : atterrir en France et commencer ma mission. Ce dont j'étais sûr, c'est que ma mission allait bien se passer. Mes expériences à travers mes voyages à l'intérieur du Bénin et en Côte d'Ivoire m'en donnaient la certitude. Mais ce que j'oubliais, c'est qu'il fallait aussi prévoir dans son agenda, la lutte contre le froid. Le froid, c'est ce qui m'a premièrement dépaysé. L'accueil a commencé à l'aéroport de Belgique où j'avais effectué ma première escale. Bienvenue en Europe, m'avait-il dit. Ma réponse a été instantanée : j'enfilai ma doudoune. Mais contre toute attente, elle ne fit pas grand-chose contre le froid que je ressentais. Mais là encore, j'ai su trouver les bons mots pour me convaincre que j'allais vite m'adapter. Ça a été mon premier récit quand j'ai rejoint ma structure d'accueil. Et là, on m'annonça que nous ne sommes qu'en automne. Ce qui suppose que le plus dur arrive encore. L'hiver n'a pas tardé à s'installer dans les semaines qui ont suivi mon arrivée en France. Je me sentais comme dans un frigo. Aucun endroit ne m'a épargné. De ma chambre, à ma structure d'accueil, en passant par les rues de Lyon, j'étais suivi permanemment par la fraîcheur comme une queue. Je sortais de ma résidence avec une apparence de robot, caractérisée par les cinq couches de vêtements que je mettais.
Même si la mise en fonction du chauffage dans mon appartement et mon adaptation se sont ensuivies et ont allégé ma peine, j'avoue que le froid a été mon plus grand choc culturel.
COMMENT MON EXPÉRIENCE A CHANGÉ MA FAÇON DE VOIR LES CHOSES
Ce voyage a été pour moi non seulement un moment d'apport de ma contribution aux missions de ma structure d'accueil, mais aussi d'apprentissage et de découverte. Il m'a permis de savoir que derrière un beau pays qui attire des milliers de personnes, se cache aussi la vie de plusieurs autres dont on ne nous raconte pas souvent la réalité. Il m'a aussi permis de savoir qu'en tant que volontaire, les actions que nous menons, aussi minimes qu'elles puissent paraître, changent beaucoup de choses.
CONSEIL À UN FUTUR VOLONTAIRE
Le volontariat ne se limite pas au don de soi et de ses compétences, il suppose aussi l'ouverture sur d'autres horizons, l'interculturalité, l'apprentissage et la construction d'un monde sans inégalité. Je vous convie donc à vous engager. Car votre petit temps à de la valeur et peut impacter positivement.
La France, la belle ;
Celle dont beaucoup d'africains rêvent d'y vivre ;
Celle dont plus d'un pensent que la population roule sur l'or et qu'il ne faut que peu d'effort pour s'en sortir ;
Celle que des centaines de personnes choisissent de rejoindre juste en s'armant de gilet de sauvetage et de barque motorisée ;
Celle dont certains prennent le chemin croyant laisser derrière eux la misère et les problèmes,
C'est celle-là même qui m'a révélé qu'elle regorge en son sein de plus de personnes sans-abri que je n'en ai jamais vues chez moi.
Loin de dépeindre les beaux récits ainsi que les bonnes expériences qui valent la peine d'être vécues, je pense que c'est une réalité que les écrans refusent de voir. Même si je m'attendais à des surprises, ce fait a été l'un de ceux auxquels je m'attendais le moins.
ÉLÉMENT M'AYANT DÉPAYSÉ SUR PLACE
Il était environ 19 h à l'aéroport de Cotonou. Vêtu d'un costume noir et traînant mes valises, j'avais une petite doudoune que je croyais pouvoir faire l'affaire. Partagé entre sentiments de joie et de peur, je n'avais qu'une chose en tête : atterrir en France et commencer ma mission. Ce dont j'étais sûr, c'est que ma mission allait bien se passer. Mes expériences à travers mes voyages à l'intérieur du Bénin et en Côte d'Ivoire m'en donnaient la certitude. Mais ce que j'oubliais, c'est qu'il fallait aussi prévoir dans son agenda, la lutte contre le froid. Le froid, c'est ce qui m'a premièrement dépaysé. L'accueil a commencé à l'aéroport de Belgique où j'avais effectué ma première escale. Bienvenue en Europe, m'avait-il dit. Ma réponse a été instantanée : j'enfilai ma doudoune. Mais contre toute attente, elle ne fit pas grand-chose contre le froid que je ressentais. Mais là encore, j'ai su trouver les bons mots pour me convaincre que j'allais vite m'adapter. Ça a été mon premier récit quand j'ai rejoint ma structure d'accueil. Et là, on m'annonça que nous ne sommes qu'en automne. Ce qui suppose que le plus dur arrive encore. L'hiver n'a pas tardé à s'installer dans les semaines qui ont suivi mon arrivée en France. Je me sentais comme dans un frigo. Aucun endroit ne m'a épargné. De ma chambre, à ma structure d'accueil, en passant par les rues de Lyon, j'étais suivi permanemment par la fraîcheur comme une queue. Je sortais de ma résidence avec une apparence de robot, caractérisée par les cinq couches de vêtements que je mettais.
Même si la mise en fonction du chauffage dans mon appartement et mon adaptation se sont ensuivies et ont allégé ma peine, j'avoue que le froid a été mon plus grand choc culturel.
COMMENT MON EXPÉRIENCE A CHANGÉ MA FAÇON DE VOIR LES CHOSES
Ce voyage a été pour moi non seulement un moment d'apport de ma contribution aux missions de ma structure d'accueil, mais aussi d'apprentissage et de découverte. Il m'a permis de savoir que derrière un beau pays qui attire des milliers de personnes, se cache aussi la vie de plusieurs autres dont on ne nous raconte pas souvent la réalité. Il m'a aussi permis de savoir qu'en tant que volontaire, les actions que nous menons, aussi minimes qu'elles puissent paraître, changent beaucoup de choses.
CONSEIL À UN FUTUR VOLONTAIRE
Le volontariat ne se limite pas au don de soi et de ses compétences, il suppose aussi l'ouverture sur d'autres horizons, l'interculturalité, l'apprentissage et la construction d'un monde sans inégalité. Je vous convie donc à vous engager. Car votre petit temps à de la valeur et peut impacter positivement.
Photos Souvenirs de la Mission